Roses ou Rsaos en français une station balnéaire de la Costa Brava, 14.000 habitants en hiver, 90.000 habitants en été +- 48 hôtels  a aussi un patrimoine exceptionnel. Découvrons donc cette station et tout d'abord son patrimoine.
Nous y avons séjourné en juillet 2002 à l'hôtel Univers.
Le dolmen de la "Creu d'en Corbertella (3200 av. J-C) est le plus grand  de Catalogne, déclaré monument historique en 1964.
Sa grande galerie couverte d'une dalle de 4 tonnes mesure 5.20 m de long, 2.45 m de large et 2.14 m de haut.
La situation stratégique privilégiée du lieu où s'élève la Citadelle de Rosas explique les occupations qui se sont succédées depuis le Ve siècle avant JC au moins et jusqu'à nos jours. C'est pourquoi elle est l'un des gisements les plus exceptionnels de la Catalogne, puisqu'y sont représentés les divers peuples, les diverses cultures et les divers événements qui ont marqué l'histoire de ce territoire. Son emplacement dans le refuge naturel de la baie de Rosas, près des passages naturels des Pyrénées, et accessible aux marchés indigènes, furent les raisons qui poussèrent les Grecs à fonder le comptoir de Rhode. Quoique les sources classiques supposent qu'ils sont arrivés au VIIIe siècle avant JC, aucune donnée archéologique précise ne permet de l'affirmer catégoriquement. Fondé sur la butte actuellement appelée "de Santa Maria", ce centre fut amené à s'étendre, ce qui entraîna la création dans la seconde moitié du IVe siècle avant JC d'un quartier neuf, construit près du port. A partir de ce moment, la ville de Rhode vécut une étape de splendeur économique qui se traduit dans le fait qu'elle frappe sa propre monnaie. Cette extension est aussi connue par l'existence de fours de céramique. Cependant , avec la situation qui se crée à la fin de la Seconde Guerre Punique et l'implantation du nouveau pouvoir romain, Rhode sera réprimée et presque abandonnée. Alors qu'Emporium vivra sa plus grande expansion en tant qu'alliée de Rome. Rhode restera à l'ombre de la cité voisine et on ne trouve aucune trace de reconstruction de l'habitat avant la seconde moitié du IIe siècle p. JC.
La ville reprend vie à partir du IVe et Ve siècles et particulièrement pendant le VIe siècle. Le site est à nouveau largement occupé et le port retrouve son activité commerciale. La Rodas de cette époque a été reliée à une seca monétaire et un évêché et on a trouvé un premier noyau chrétien agglutiné autour d'une église, découverte dans le sous-sol du monastère roman. L'instabilité de la fin de la période wisigothe entraînera un nouvel abandon de la ville qui deviendra cimetière pendant le VIIe siècle et la population se déplacera vers des lieux plus sûrs; il se peut que le village de Puig Rom soit la conséquence directe de ce transfert. On ne retrouvera aucune trace d'habitat jusqu'au moment où, après le passage des troupes musulmanes, aura lieu la réorganisation  territoriale franque. L'église de Santa Maria et la communauté bénédictine qui y résidera à partir de la deuxième moitié du Xe siècle deviendront l'élément centralisateur autour duquel surgira la ville médiévale de Roses, une ville qui ne consistera au départ qu'en un petit noyau de quelques 8000 m2, protégé par des remparts. L'expansion vécue au Bas Moyen-Age amènera  la croissance de la ville et les remparts seront modifiés jusqu'à enserrer une enceinte trois fois plus grande.
La croissance de la ville et de son port se verra affectée par les nouvelles fortifications qui, dans la deuxième moitié du XVIe siècle seront entreprises sur les instances de l'empereur Charles-Quint, après avoir évalué les déficiences des vieilles murailles et considéré l'importance stratégique de la place. Les ingénieurs militaires, Pizano tout d'abord et Calvi ensuite, finiront  par construire une fortification de plan pentagonal, à cinq bastions. A partir de ce moment, Roses supportera les conséquences de cette condition militaire et subira plusieurs sièges.
En défintive , les importants travaux réalisés pour protéger et améliorer les défenses de la ville, marqueront plustôt le début de sa fin. Le déplacement de la population en dehors des remparts sera intensifié, ce qui pose les bases  de la ville actuelle située à l'est de la forteresse. L'abandon militaire de la place n'aura pas lieu avant la fin de la Guerre d'Espagne (Guerra Napolonica).
Un siècle après la destruction de ses remparts, les archéologues commenceront à s'intéresser à l'enceinte au cours de leurs recherches sur le comptoir grec de Rhode. C'est ainsi que naîtra la recherche archéologique de la Citadelle, bien que la spéculation des sols entraînée par le boom touristique des années 60 ait été sur le point de la détruire totalement. En 1961, elle fut déclarée Monument Historique et Artistique National.
(Source Citadelle de Rosas, Mairie de Rosas, 1748 Roses - Espagne)
Très bon hôtel familial (3*), belle piscine. Il est situé en façe du port de plaisance et du port de pêche.
Buffet au petit déjeuner (à l'anglaise) et au diner, en bref bon rapport qualité/prix.
La plage est toute proche. Parking fermé avec paiement.
Séjour en juillet 2002